Novembre 2018

Le mensuel économique

Points saillants :

« La déroute mondiale des marchés boursiers en octobre révèle que les investisseurs ne s’inquiètent pas seulement des économies émergentes. Ils semblent comprendre que l’escalade de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble des chaînes d’approvisionnement mondiales, nuisant au volume des échanges internationaux et partant, à la croissance du PIB mondial. Les problèmes anciens de l’Europe refont également surface avec des incertitudes pour les perspectives économiques dues au Brexit et aux politiques populistes de l’Italie. La vigueur persistante du dollar américain n’aide pas non plus puisqu’elle augmente les risques de défaut sur des dettes en USD détenues dans le monde entier. Par conséquent, nous nous attendons à ce que la croissance mondiale ne soit pas supérieure à 3.7% cette année et l’an prochain. »

• « Après un trimestre solide de plus, l’économie américaine est en passe d’enregistrer sa plus forte croissance annuelle depuis des années. Le marché du travail tendu semble enfin faire monter les salaires, alimentant les craintes au sujet de l’inflation. Par conséquent, la Réserve fédérale s’en tiendra probablement à son approche de normalisation graduelle de la politique monétaire à court terme. Mais comme les effets des mesures de stimulation budgétaires devraient s’atténuer, la croissance du PIB américain et donc la cadence des tours de vis de la Fed devraient ralentir en 2019. »

• « L’économie canadienne est engagée sur la voie d’une croissance d’environ 2% cette année malgré un ralentissement prévu au troisième trimestre. La réduction de l’incertitude liée au commerce international grâce à l’AEUMC, les prévisions d’une accélération des salaires face aux pénuries de main-d’œuvre, la stabilisation du marché immobilier résidentiel et les indices généralement positifs des entreprises au sujet de l’investissement ont inspiré à la Banque du Canada une plus grande confiance dans les perspectives économiques, ce qui explique ses messages de plus en plus fermes. Nous continuons de prévoir trois hausses des taux d’intérêt de plus avant la fin de 2019, ce qui hisserait le taux de financement à un jour à la borne inférieure de la fourchette estimée du taux neutre de 2.50% à 3.50%. »

*** il s'agît d'un extrait provenant Le mensuel économique, Économie et Stratégie, Banque Nationale Marchés Financiers, Novembre 2018

Krishen Rangasamy

Économiste principal

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