Janvier 2017

Perspectives 2017


Deux scénarios probables :

1. Fin de cycle économique :

b) Actions : très forte volatilité, hausse temporaire et consolidation

a) Obligations : très forte volatilité, hausse de taux, baisse de la valeur des obligations et le mouvement contraire par la suite, c’est à dire une baisse des taux et une augmentation de la valeur des obligations


2. Prolongation du cycle de croissance grâce aux politiques protectionnistes de Trump et aux meilleurs bénéfices des entreprises :

a) Actions : hausse continue avec beaucoup de volatilité et consolidation à la fin 2017, début 2018

b) Obligations : hausse des taux et baisse de la valeur des obligations

Le 8 novembre dernier, à l’imminence d’une victoire de Trump,les marchés (S&P 500) ont immédiatement chuté de plus de 700 points et les taux d’intérêt ont également baissé, ce qui est toujours le cas en situation de crise ou de grande incertitude. MAIS, tout a changé au moment précis où Monsieur Trump, le nouveau président élu, a pris la parole dans la nuit du 8 au 9 novembre et annoncé, outre sa grande joie, qu’il allait investir dans les infrastructures, baisser les impôts, etc. Il laissait sous-entendre, pour la première fois, qu’il avait bel et bien un plan économique.

Dès lors, ces nouvelles données laissaient présager des injections de capitaux dans l’économie et des montants additionnels dans les poches des consommateurs ! Une augmentation des liquidités signifie une accélération du rythme économique et par conséquent une augmentation des profits des entreprises (augmentation des marchés boursiers) et ultimement, une augmentation de l’inflation. L’inflation est la meilleure amie des taux d’intérêt, mais la pire ennemie des obligations! Qui dit inflation parle éventuellement d’un potentiel de hausse des taux, ce qui est négatif pour la valeur marchande des obligations.

Sur ces propos, les marchés boursiers ont ensuite pris une nouvelle tendance et monté de plus de 10 % jusqu’au 31 décembre, avec une rotation sectorielle des titres défensifs vers les titres cycliques. Pour les obligations, c’était une bien mauvaise nouvelle! Le marché obligataire qui était alors en hausse, à cause de la baisse des taux du moment, a quant à lui perdu plus de 2 % dans les heures qui suivirent à cause des anticipations inflationnistes.

Les mesures protectionnistes promises pourraient bel et bien créer des emplois aux États-Unis et contribuer à l’augmentation du PIB, mais à quel prix? Et surtout, quand ?? De plus, est-ce le bon moment puisque le taux de chômage aux États-Unis est à son plus bas !?

Le hic est que l’effet de certaines des mesures promises se fera sentir sur l’économie environ 12 mois après leur application. Donc, au plus tôt en 2018, voir même en 2019. De plus, certains pensent que l’effet de telles mesures serait limité à court terme, bénéficieraient dans certains cas aux plus fortunés et par conséquent, sans grand impact pour l’économie en général. C’est pourquoi les résultats à court terme des entreprises se doivent d’être non pas bons, mais excellents !! Car la hausse des derniers mois est attribuable à de l’anticipation et à de très bons résultats économiques du dernier trimestre de 2016, le taux de chômage américain étant même en bas du niveau de plein emploi, un signe important d’un potentiel d’inflation à court terme. C’est pour cette raison d’ailleurs que la Réserve fédérale a augmenté ses taux de 0.25% en décembre et pourrait possiblement les monter encore à trois reprises en 2017, selon les estimations. Les marchés devraient donc réagir davantage en fonction des profits des entreprises pour les prochains trimestres et seront teintés par les commentaires du nouveau président élu,d’où l’augmentation de la volatilité.

Il se trouve qu’une augmentation des taux est considérée comme une politique restrictive et fait en sorte de diminuer les liquidités dans l’économie. De plus, la tendance à la hausse du dollar américain est aussi restrictive si l’on considère que les exportations diminuent lorsque la devises’apprécie. C’est exactement pour cette raison que le S&P 500 avait baissé de plus de 10 % en début d’année 2016. Avec les multiples (ratio cours/bénéfice)d’environ 25 fois les bénéfices que nous avons actuellement, pour justifier une hausse du marché, il faut absolument une forte croissance des profits des entreprises. Cela est possible et c’est arrivé à plusieurs reprises au cours des dernières années.

Les politiques énergétiques du président élu s’ajoutent aux efforts des pays producteurs de pétrole de tenter de faire monter le prix du baril (ce qui est inflationniste également). On peut donc s’attendre à une forte création d’emplois dans ce secteur. Comme vous pouvez le constater, les eul thème récurrent est l’inflation. La bonne nouvelle est que la Réserve fédérale pourra en profiter pour monter ses taux et enfin être en mesure d’intervenir à nouveau dans l’avenir au besoin.

Il faut garder en tête que ces stratégies peuvent être déployées sur une grande période de temps.

Du coup, les Chinois comprennent également les nouvelles politiques que sous-entend la nouvelle administration, ainsi que le 45 % de taxes potentielles sur leurs exportations vers les Américains !! Le risque à notre avis, serait que les Chinois dévaluent agressivement leur devise. Le dollar US pourrait alors s’apprécier rapidement. Depuis la crise de 2008, les efforts synchronisés des plus grandes puissances économiques du monde ont fait en sorte que nous avons pu éviter une récession sévère. Les politiques proposées aux États-Unis sont donc un virage à 180 degrés. Ce qui n’est pas négatif pour autant et pourrait même être très bénéfique pour les États-Unis et les pays tributaires de leur économie. Est-ce que le président élu Donald Trump a fait du « over promise and under deliver » ou, sera-t-il en mesure de tenir sa parole à l’égard de ses promesses électorales?

Nous devons également penser au Brexit et à la zone euro.

L’économie américaine est actuellement en excellente santé!Les résultats des entreprises sont à surveiller. Nous en connaîtrons davantage sur les politiques économiques américaines et pourrons tranquillement mieux saisir les opportunités et les risques pour l’avenir et agir en conséquence. Le fond est tissé sur une augmentation de l’activité économique, d’inflation et d’inconnu. Pour cette raison, la volatilité augmentera et il faudra en tirer avantage, car c’est dans cet environnement que les plus belles occasions se présentent.

Cela va faire bientôt 9 ans depuis la crise de 2008. Un cycle économique complet est d’environ 8 à 10 ans. Il est donc fort probable que nous ayons des signes de ralentissement graduel de l’économie au cours des prochains trimestres qui pourrait par exemple être causé par des augmentations de taux des banques centrales ou par des surprises !? Est-ce que ce sera en 2017, 2018 ou en 2019?

Pour le moment, nous mettons l’accent sur la protection du capital. En faisant de la sorte, nous sommes en mesure de battre les indices à long terme. À titre d’information, l’indice canadien TSX (100 % actions!) a connu une augmentation de 21 % en 2016 !! Wow, direz-vous? Les trois secteurs responsables, en ordre de performance respective, sont : 1-) Les aurifères(matériaux) avec 41 % d’augmentation. Les aurifères représentent 12.5 % de l’indice. 2-) L’énergie a connu une augmentation de 35 % et représente 20.75 % de l’indice. 3-) Finalement, le secteur des finances qui représente 37.25 % de l’indice, a augmenté de 24 %, en bonne partie en fin d’année, pour donner suite aux nouvelles inflationnistes. Ces trois secteurs représentent 60 % de l’indice. Tel que mentionné à plusieurs reprises, nous affectionnons les placements de qualité, les compagnies versant des dividendes et ayant des bénéfices prévisibles. L’or et le pétrole ne sont donc pas au centre de notre discipline. C’est pour cette raison que nos portefeuilles ont très bien résisté à la baisse du pétrole de 105.00 $ en juin 2014 à 32.00 $ en février 2016. Le rendement de l’indice canadien TSX au 31 décembre 2015 avait alors été de –8.3% (négatif)!

En résumé : nous suivons les étapes normales d’un cycle économique, nous ne savons pas encore si le nouveau président Trump sera en mesure de livrer la marchandise. Une chose est certaine : l’inflation se pointe et avec elle, des hausses potentielles de taux aux États-Unis. Les inconnus alimenteront les médias et les émotions. Le secret réside dans la qualité des placements, la discipline, la répartition d’actifs et sur une vision à long terme.

Merci pour votre confiance et bonne année 2017!

Serge et Denis

« Nous avons rédigé le présent commentaire afin de vous donner notre avis sur différentes solutions et considérations en matière d’investissement susceptibles d’être pertinentes pour votre portefeuille de placements. Ce commentaire reflète uniquement nos opinions et peut ne pas refléter celles de Banque Nationale Groupe financier. En exprimant ces opinions, nous efforçons d’appliquer au mieux notre jugement et notre expérience professionnelle du point de vue d’une personne appelée à suivre un vaste éventail de placements. Par conséquent, le présent rapport représente notre opinion éclairée et non une analyse de recherche produite par le Service de recherche de la Financière Banque Nationale. »

Donald Trump, plusque quelques jours!

18 janvier 2017

Bonjour à tous,

Comme nous sommes à l’aube de l’arrivée en poste du président élu Donald Trump, nous voulons nous assurer que vous avez eu la chance de prendre connaissance de notre communication du 23 décembre dernier intitulée « Compte rendu 2016 ».

Les bonnes performances des différents indices ne reflètent malheureusement pas le risque encouru pour les obtenir et nous font oublier que le S&P 500 avait baissé de plus de 10 % après les deux premiers mois de l’année et ce, à cause de la Chine et de la force du dollar américain.

L’accent pour nous en 2016, dans un environnement où le risque et l’incertitude augmentaient au fil des mois, aura été de protéger le capital plutôt que de viser la performance absolue. Nous avons opté pour une approche conservatrice à l’égard des titres boursiers en prenant des profits du côté des actions mondiales et des petites capitalisations américaines.


Par conséquent, nous détenons dans nos portefeuilles discrétionnaires un pourcentage plus élevé de liquidité qu’à l’habitude afin de prendre avantage d’une baisse éventuelle des marchés et des obligations. Nous suivons de très près les politiques et les actions qui seront prises par la nouvelle administration américaine. Nous connaîtrons bientôt les détails de leurs programmes et nous serons alors en mesure d’en déterminer les implications et les conséquences réelles pour nos portefeuilles.

Nous continuons d’avoir une vision à long terme à l’égard de nos portefeuilles et misons toujours sur la prudence, la protection du capital,la qualité des investissements et la sur-performance à long terme.

Nous croyons qu’il est important de se remettre dans le contexte pour comprendre tous les enjeux. À cet effet nous vous invitons à consulter le commentaire du 23 décembre dernier en cliquant sur ce lien : Compte rendu 2016.

D'autres communications vous seront envoyées prochainement.

Salutations,

Serge et Denis

« Nous avons rédigé le présent commentaire afin de vous donner notre avis sur différentes solutions et considérations en matière d’investissement susceptibles d’être pertinentes pour votre portefeuille de placements. Ce commentaire reflète uniquement nos opinions et peut ne pas refléter celles de Banque Nationale Groupe financier. En exprimant ces opinions, nous efforçons d’appliquer au mieux notre jugement et notre expérience professionnelle du point de vue d’une personne appelée à suivre un vaste éventail de placements. Par conséquent, le présent rapport représente notre opinion éclairée et non une analyse de recherche produite par le Service de recherche de la Financière Banque Nationale. »